Une vidange des nappes qui s'accélère depuis le printemps
Après une période de recharge qui s'est prolongée jusqu'en février, les nappes phréatiques sont entrées en phase de vidange dès le mois de mars. Ce phénomène s'est nettement intensifié en juin sous l'effet du déficit pluviométrique, de la hausse des températures et de l'augmentation de l'évapotranspiration. Selon le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), au 1er juillet, la vidange est désormais très marquée : 93 % des nappes sont en baisse, seulement 2 % continuent de monter et 5 % restent stables.
Une situation qui se dégrade par rapport à l'an dernier
L'état des nappes continue de se détériorer à l'échelle nationale. Au 1er juillet, 22 % des niveaux restent au-dessus des normales, 24 % sont proches des normales, tandis que 54 % sont désormais inférieurs aux normales saisonnières. La dégradation est nettement plus marquée qu'à la même période en 2025, même si la situation demeure globalement moins préoccupante que lors de la sécheresse historique de 2022.

Des contrastes entre nappes inertielles et nappes réactives
Les nappes inertielles conservent encore des niveaux généralement compris entre modérément bas et modérément hauts, même si quelques secteurs présentent déjà des déficits marqués.
À l'inverse, les nappes réactives poursuivent toutes leur vidange. L'augmentation des températures, les faibles précipitations, la forte consommation d'eau par la végétation ainsi que les prélèvements destinés aux différents usages accélèrent leur baisse.
Des points de vigilance pour les prochaines semaines
La vidange des nappes devrait se poursuivre durant l'été en raison du déficit pluviométrique persistant depuis le mois d'avril et de la poursuite des fortes chaleurs. L'évolution dépendra désormais largement des précipitations estivales.
Des prévisions encore très dépendantes des pluies estivales
Les perspectives restent incertaines. Si des pluies régulières et suffisamment abondantes interviennent au cours de l'été, elles permettront avant tout de satisfaire les besoins de la végétation et de limiter la baisse des nappes.
En revanche, en l'absence de précipitations significatives, les nappes actuellement sous les normales continueront de se dégrader jusqu'à la fin de l'été. Les prévisions à plus long terme demeurent toutefois très incertaines et dépendront directement des cumuls de pluie observés au cours des prochaines semaines.