Un basculement brutal à partir de la mi-juin
La première quinzaine du mois de juin n’annonçait vraiment pas un mois historique. Les températures sont restées assez proches des normales de saison, avec même quelques journées plus fraîches autour du 5 et du 11 juin. A partir du 17 juin, la situation a complètement changé avec la mise en place d’une canicule précoce, durable et très intense sur une grande partie du pays, en lien avec un dôme de chaleur qui s'est centré sur la France, devenant pendant quelques temps le pays avec la plus forte anomalie thermique au monde.

Cette situation est devenue préoccupante pour la végétation, les cultures et les ressources en eau superficielles. Elle a augmenté aussi fortement le risque de feux de végétation et de forêt, notamment dans le sud du pays, où la chaleur persiste encore début juillet et où le vent peut aggraver la situation.
Un mois de juin très ensoleillé
Autre fait marquant : l’ensoleillement a été largement excédentaire, avec environ +27% d'excédent de soleil à l'échelle national. Ce soleil très présent a renforcé la sensation estivale, mais il a aussi contribué à l’assèchement des sols et à l’intensification de la chaleur en journée.
Juin 2026 restera donc comme un mois hors norme : le plus chaud jamais observé en France, un mois très sec et ensoleillé et marqué par une canicule précoce d’une intensité exceptionnelle. Alors que les grandes vacances débutent, la vigilance reste de mise avec une nouvelle vague de chaleur qui s'annonce, la sécheresse et le risque d’incendies déjà très élevé pour un début d’été.