Châtaignier, graminées et urticacées saturent l'air de l'ouest au nord
Les concentrations de pollens de châtaignier, de graminées et d'urticacées dominent largement le paysage pollinique, atteignant des niveaux élevés à très élevés (4/5 à 5/5) de la Bretagne à l'Alsace en passant par le bassin parisien et la Nouvelle-Aquitaine. L'armoise montre également des pics notables dans les Hauts-de-France, en Normandie et en Île-de-France. Dans le sud, bien que l'indice global soit plus modéré, le cyprès et l'olivier contribuent à maintenir une pression allergène significative en Provence et en Occitanie, s'ajoutant au fond commun de graminées et de chênes.
La chaleur et le vent aggravent l'exposition aux pollens
La montée brutale du mercure, avec des températures dépassant les 30°C sur la moitié sud et atteignant 31°C à Paris, agit comme un catalyseur pour la libération des pollens, particulièrement ceux du châtaignier et des graminées. Le mistral et la tramontane, soufflant en rafales jusqu'à 70 km/h dans le sud-est, assurent une dispersion rapide et étendue des grains sur de longues distances, empêchant toute stagnation locale mais augmentant la zone d'impact. L'ensoleillement généralisé favorise une ouverture maximale des anthères dès le matin, saturant l'atmosphère toute la journée.
Conseils pratiques face aux allergies
- Aérez votre logement tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont plus faibles.
- Évitez les activités sportives en extérieur en milieu de journée.
- Portez des lunettes de soleil pour protéger vos yeux et changez de vêtements en rentrant chez vous.
- Évitez de faire sécher le linge à l’extérieur et rincez-vous les cheveux le soir pour éliminer les pollens accumulés.
Une vague de chaleur persistante annonce des jours critiques
La situation risque de se dégrader ou de se maintenir à un niveau très élevé dans les jours à venir, car la vague de chaleur actuelle doit s'intensifier et s'étendre vers le nord du pays au cours de la semaine prochaine. L'absence de précipitations annoncées et la persistance d'un temps sec et ensoleillé empêcheront tout lessivage de l'atmosphère, maintenant des concentrations polliniques élevées tant que les réserves des plantes ne seront pas épuisées par cette chaleur excessive.