Le mois de juin 2026 apparaît comme un mois particulièrement sec. Les régions proches de la Méditerranée et les régions du centre sont les moins arrosées. Certaines villes méditerranéennes comme Béziers (34), Narbonne (11) ou Porto-Vecchio (2A) n'ont pas vu tomber la moindre goutte d'eau. Il n'est tombé que 2 mm à Bastia (2B), 3 mm à Hyères (83), 6 mm à Marignane (13) et 8 mm à Montpellier (34) et Perpignan (66).

Ces restrictions visent à préserver les ressources pour les usages prioritaires : eau potable, santé, sécurité civile et certains besoins agricoles essentiels. Elles peuvent limiter l’arrosage des jardins, le lavage des véhicules, le remplissage des piscines ou certains prélèvements agricoles selon les départements.
Un risque accru pour l’agriculture, les jardins et les incendies
Cette sécheresse de surface fragilise déjà la végétation. Les pelouses jaunissent, les jeunes arbres souffrent, les cultures non irriguées marquent le pas et les jardins nécessitent davantage d’attention. La situation est aussi préoccupante pour les massifs forestiers, car la végétation sèche devient plus inflammable.
Dans le sud-est, où la chaleur persiste et où le mistral ou la tramontane peuvent se renforcer, le risque d’incendie devient particulièrement élevé. La combinaison classique entre chaleur, vent et végétation desséchée favorise les départs de feu et leur propagation rapide.
La France risque donc de connaître un été à hauts risques en matière de sécheresse, avec des restrictions d'eau risquant fort de s'étendre à la plus grande partie du pays. Après un mois de juin à la fois exceptionnellement chaud et peu arrosé, la sécheresse et le risque d'incendies vont devenir une préoccupation majeure. Et la tendance météo est à un temps durablement sec avec un risque important d'une nouvelle vague de chaleur la semaine prochaine.