Un réchauffement de plus en plus probable à partir du week-end
Le premier élément qui fait aujourd'hui consensus est le retour progressif d'un temps plus chaud à partir du week-end des 4 et 5 juillet.
Après quelques journées plus respirables, l'anticyclone devrait de nouveau regonfler sur l'Europe occidentale, favorisant la remontée d'air subtropical en provenance de la péninsule Ibérique et du Maghreb. Les températures repartiront donc à la hausse sur une grande partie de la France, d'abord par le sud puis vers le centre du pays.
Sur ce point, les principaux modèles de prévision sont relativement bien accordés.
Deux scénarios différents pour la semaine prochaine
C'est surtout à partir du lundi 6 juillet que les divergences apparaissent.
Le modèle américain GFS privilégie actuellement un scénario particulièrement chaud. Il voit une nouvelle poussée d'air saharien gagner rapidement la France avec des anomalies dépassant localement +15 à +17°C vers 1500 mètres d'altitude. Dans cette configuration, les températures pourraient de nouveau atteindre, voire dépasser, les 35°C sur de nombreuses régions, avec un risque de canicule si cette chaleur venait à durer plusieurs jours.

Peut-on déjà parler de canicule ?
La réponse est non.
Même si certains scénarios deviennent de plus en plus favorables à une nouvelle séquence de fortes chaleurs, il est encore prématuré de parler de canicule une semaine à l'avance.
La fiabilité des modèles diminue sensiblement au-delà de cinq à sept jours, notamment lorsque la prévision dépend du placement précis des centres d'action et des dépressions atlantiques.
En revanche, le signal d'un temps de nouveau très chaud en début de semaine prochaine se renforce progressivement. Les prochains jours permettront de déterminer si cette chaleur restera simplement estivale ou si elle évoluera vers une véritable vague de chaleur, voire une nouvelle canicule sur une partie du pays.