Fin juin, le soleil est au maximum : les maximales peuvent déjà atteindre des records
La masse d’air attendue sur la France présente une anomalie remarquable, de l’ordre de +15 à +16°C en altitude au-dessus des régions centrales. Cela signifie que l’air présent au-dessus de nos têtes sera exceptionnellement chaud pour la saison. Mais on ne peut pas simplement ajouter 15°C aux normales de début août pour connaître les températures au sol. Les maximales dépendent aussi de l’ensoleillement, du vent, de l’humidité, de l’état des sols et du brassage de l’air près du sol. Or, fin juin, nous sommes au solstice : les journées sont les plus longues de l’année et le soleil est au plus haut. Cette énergie solaire maximale permet déjà d’atteindre des valeurs dignes du plein été, avec des pointes possibles autour de 40°C, voire davantage localement.
Début août, pas forcément beaucoup plus chaud l’après-midi, mais plus difficile la nuit
Si la même masse d’air survenait début août, les températures maximales ne seraient donc pas automatiquement 3 ou 4°C plus élevées qu’en cette fin juin. Elles pourraient rester assez proches de ce que nous allons connaître, souvent entre 38 et 42°C dans l’intérieur du pays, avec localement 43°C si les sols sont très secs et le vent favorable. La vraie différence se jouerait surtout la nuit. Début août, les sols, les villes et les surfaces marines ont davantage accumulé de chaleur. Le rafraîchissement nocturne devient alors plus limité, avec des minimales plus souvent comprises entre 22 et 26°C dans les grandes agglomérations.

En clair, cette vague de chaleur de fin juin peut déjà être exceptionnelle par ses maximales, mais si elle survenait début août, elle serait probablement encore plus éprouvante par ses nuits tropicales et son impact sur les organismes les plus vulnérables. A cet égard, la canicule d'août 2003 est restée dans les mémoires en raison de son bilan humain extrêmement lourd.