Au cours de ce printemps, on a observé un assèchement marqué des sols en surface sur de nombreuses régions, en lien direct avec des précipitations déficitaires (-21% en moyenne sur la France) et des températures élevées, ce printemps étant le plus chaud jamais observé depuis un siècle en France. Début juin, les déficits les plus importants concernent une vaste zone allant du centre-ouest au nord-est avec localement des anomalies atteignant 80 % sous les normales saisonnières.

La carte de situation des nappes phréatiques ci-dessus montre des niveaux de nappes très bas sur le Quercy, l'Auvergne et la Lorraine. Si la tendance ne s'inverse pas concernant les précipitations, les restrictions d'eau pourraient se multiplier sur ces régions. Dans le sud-est, les épisodes pluvieux de l'hiver et plusieurs dégradations orageuses printanières ont permis de maintenir des niveaux de nappes phréatiques encore satisfaisants.
La menace d'une sécheresse estivale existe donc bel et bien, particulièrement sur les régions du centre-ouest au Grand Est. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si cette situation s'améliore ou si elle évolue vers un épisode plus préoccupant au cœur de l'été.