Un véritable “stockage” de la chaleur dans la ville
L’îlot de chaleur urbain correspond à l’accumulation de chaleur dans les zones très urbanisées. En journée, les bâtiments, le béton, l’asphalte et les infrastructures absorbent massivement l’énergie solaire. La pierre et les matériaux emmagasinent la chaleur durant des heures avant de la restituer lentement pendant la nuit.

Une situation aggravée pendant les vagues de chaleur
En période de canicule, l’îlot de chaleur urbain fonctionne comme un amplificateur thermique. Plus les journées sont chaudes, plus les matériaux urbains stockent de chaleur et plus les nuits deviennent difficiles.
Cette semaine, les températures atteignent souvent 32 à 34°C en journée sur l’Île-de-France. Après plusieurs jours consécutifs de fortes chaleurs, les bâtiments n’ont plus le temps de se rafraîchir correctement. Les nuits deviennent alors tropicales, c’est-à-dire avec des températures ne descendant pas sous les 20°C.
Dans certains quartiers très denses de Paris, les températures nocturnes peuvent rester jusqu’à 7 à 9°C plus élevées qu’en périphérie rurale. Cet écart est particulièrement visible entre Paris et les secteurs boisés de Seine-et-Marne ou des Yvelines.
Des conséquences importantes sur la santé
Ces nuits très chaudes sont les plus difficiles à supporter pour l’organisme. Habituellement, la baisse des températures nocturnes permet au corps de récupérer après les fortes chaleurs diurnes. Mais lorsque les températures restent supérieures à 20 ou 22°C toute la nuit, le stress thermique persiste en continu.
Les personnes âgées, les enfants, les personnes fragiles ou vivant dans des logements mal isolés sont particulièrement exposés. La fatigue, les troubles du sommeil, la déshydratation et les risques cardiovasculaires augmentent fortement lors de ces épisodes.
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