Une vague de chaleur qui s’est mise en place en trois phases
Tout a commencé jeudi et vendredi derniers avec la mise en place d’une véritable « pompe à chaleur » atmosphérique. Une dépression positionnée au large du Portugal a favorisé une remontée d’air subtropical très chaud en provenance du Maghreb vers la France. Ce flux de sud a progressivement propulsé la chaleur vers l’Espagne puis l’Hexagone.
Dans un second temps, cet air chaud s’est installé durablement au-dessus du pays. Les températures ont alors commencé à grimper rapidement, notamment sur les régions de l’ouest et du centre.
Enfin, un puissant anticyclone s’est formé sur l’ouest de l’Europe. Celui-ci agit comme un couvercle dans l’atmosphère : il bloque les perturbations atlantiques, piège l’air chaud près du sol et fige la situation pendant plusieurs jours. C’est ce que les météorologues appellent un « blocage anticyclonique ».
Le rôle du dôme de chaleur : l’air chaud se comprime encore davantage

Des situations de blocage qui pourraient devenir plus fréquentes
Plusieurs études suggèrent que certaines configurations de blocage atmosphérique favorisant les dômes de chaleur pourraient devenir plus fréquentes ou plus persistantes dans un climat qui se réchauffe. Les chercheurs étudient notamment les modifications du jet-stream et les rétroactions entre sécheresse des sols et chaleur extrême. Toutefois, le lien précis entre réchauffement climatique et fréquence des blocages anticycloniques fait encore l’objet de recherches (1).
Cette vague de chaleur résulte donc d’un phénomène multifactoriel : circulation atmosphérique particulière, compression de l’air, fort ensoleillement et contexte climatique plus chaud qu’autrefois. Un cocktail qui favorise désormais des épisodes de chaleur remarquables de plus en plus précoces, ou tardifs dans la saison.
Note :
(1) : étude des évènements rares liés aux vagues de chaleur en Europe