Un mois de mars déjà doux et peu arrosé
Le printemps météorologique avait démarré très fort dès le mois de mars avec des températures fréquemment supérieures aux normales sur une grande partie du pays. Les périodes anticycloniques se sont multipliées, favorisant un temps souvent calme et bien ensoleillé. Les températures ont régulièrement atteint des niveaux remarquables pour la saison, notamment dans le sud-ouest et près de la Méditerranée. Cette douceur précoce a accéléré la végétation avec des floraisons parfois observées avec plusieurs semaines d’avance. Côté précipitations, de nombreuses régions ont déjà commencé à enregistrer des déficits pluviométriques, notamment du sud-ouest vers les plaines du nord. Cette situation a contribué à assécher rapidement les sols superficiels malgré des nappes phréatiques encore bien rechargées après l’hiver.
Avril 2026 : chaleur exceptionnelle et sécheresse record
Le mois d’avril a marqué un véritable tournant avec des conditions souvent dignes d’un début d’été. À l’échelle nationale, l’anomalie thermique a atteint environ +2,3°C, plaçant ce mois parmi les plus chauds jamais mesurés en France.
Les hautes pressions ont dominé une grande partie du mois avec un ensoleillement remarquable et très peu de pluie. Le déficit pluviométrique national a atteint 65% faisant d’avril 2026 l’un des mois d’avril les plus secs observés depuis plusieurs décennies.
Certaines journées ont pris des allures estivales avec des températures dépassant localement les 30°C dans le sud-ouest. Cette chaleur précoce a renforcé l’évaporation des sols et accentué les premières inquiétudes liées à la sécheresse de surface dans plusieurs régions agricoles.
Mai : des contrastes de températures spectaculaires
Le mois de mai est beaucoup plus contrasté. Après une mi-mai très fraîche et perturbée, avec des températures dignes d’un mois de mars sur certaines régions, la chaleur reprend le dessus en dernière décade du mois avec des températures dignes d'un plein été.
Ces fluctuations brutales illustrent parfaitement le contexte atmosphérique très dynamique observé ce printemps sur l’Europe occidentale. Malgré ces épisodes frais temporaires, les températures moyennes restent largement supérieures aux normales sur l’ensemble de la saison.

Le printemps 2026 juste derrière le record absolu de 2011
Au classement national, le printemps 2011 conservera la première place des printemps les plus chauds observés en France depuis le début des relevés fiables en 1930. Le printemps 2026 devrait se placer juste devant le printemps 2020 qui passerait en 3ème position des plus chauds. Un podium qui devra néanmoins être confirmée en fin de mois.
La combinaison d’un mois de mars doux, d’un mois d’avril exceptionnellement chaud et sec, puis d’une fin mai estivale place cette saison parmi les plus chaudes jamais observées.
Au-delà du simple classement, ce printemps confirme surtout la multiplication des épisodes précoces de chaleur en France avec des transitions de plus en plus rapides entre fraîcheur et conditions estivales. Un signal désormais récurrent dans le climat observé ces dernières années.