Le chêne domine très largement le risque pollinique
Sur la quasi-totalité du pays, le chêne atteint un niveau élevé, en particulier en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Île-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce pollen très allergisant constitue le principal moteur du risque ce dimanche. Le platane se distingue aussi avec des concentrations marquées en Bourgogne-Franche-Comté, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il pourra continuer à provoquer des symptômes chez les personnes sensibles, surtout en milieu urbain. Le bouleau, en revanche, reste plus discret et souvent en retrait, tandis que le frêne, le saule, les urticacées, l’oseille et le plantain restent à des niveaux faibles à localement modérés.
Un nord plus frais, donc un peu moins favorable à la dispersion
Au nord de la Loire, le retour de l’anticyclone par le nord de l’Europe s’accompagne d’un vent de nord-est et d’une baisse des températures. Cette ambiance plus fraîche limitera un peu l’envol des grains de pollen, notamment le matin. Cela concerne surtout les Hauts-de-France, le Grand Est, la Normandie et dans une moindre mesure l’Île-de-France. Le risque allergique ne disparaît pas pour autant, car les concentrations de chêne y restent notables, mais l’intensité de l’exposition pourra être un peu moins forte qu’au cours de journées plus douces et plus sèches.
L’est temporairement soulagé par les averses
Du Grand Est au nord de l’Auvergne-Rhône-Alpes, en passant par la Bourgogne et le Jura, les averses matinales devraient momentanément plaquer une partie des pollens au sol. Dans ces régions, l’amélioration attendue l’après-midi pourrait ensuite permettre une reprise modérée de leur diffusion, sans retrouver un contexte franchement défavorable pour les allergiques. Le Grand Est apparaît ainsi un peu moins exposé que d’autres régions, avec un chêne à un niveau légèrement inférieur au reste du pays. La Bourgogne-Franche-Comté et l’Auvergne-Rhône-Alpes restent davantage sous surveillance en raison de niveaux élevés de chêne, auxquels s’ajoute la présence marquée du platane.
Le sud reste la zone la plus favorable aux pollens
Au sud d’une ligne Bordeaux-Montélimar, la douceur, l’absence de vraie dégradation et les températures pouvant approcher 25°C entre le Midi toulousain et la Provence maintiennent un contexte plus propice aux pollens. La Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse concentrent donc les conditions les plus favorables à une exposition durable. En Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, la situation mérite une vigilance renforcée avec un cocktail dominé par le chêne, complété par le platane, le frêne, le cyprès et quelques taxons secondaires. Même constat en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, où le chêne domine très nettement dans une ambiance douce et encore bien printanière.
Conseils pratiques face à ce risque encore élevé
– Évitez les sorties en milieu de journée et en fin d’après-midi,
- Aérez votre logement tôt le matin ou tard le soir,
- Portez des lunettes de soleil à l’extérieur,
- Rincez-vous les cheveux le soir pour éliminer les pollens.