À l’approche du début avril, la question d’un éventuel épisode de gel de printemps se pose, avec des conséquences potentiellement importantes pour la végétation. Les modèles divergent encore sur l’intensité et la nature de ce refroidissement.
Quelle situation météo se dessine à l’échelle européenne ?
Les dernières projections montrent une réorganisation de la circulation atmosphérique à l’échelle du continent. Un anticyclone pourrait se renforcer sur l’Atlantique nord et les îles britanniques, favorisant la mise en place d’un flux de nord à nord-ouest sur la France.
Dans ce contexte, de l’air plus froid d’origine polaire descendrait vers l’Europe occidentale, entraînant une baisse sensible des températures, notamment en milieu de semaine prochaine et possiblement jusqu’au début du mois d’avril.
Scénario GFS : un froid sec propice aux gelées marquées ?
Le modèle américain privilégie actuellement un scénario dominé par des conditions anticycloniques sur la France. Dans cette configuration, l’air froid s’accompagne d’un ciel souvent dégagé et de vents faibles.

Pourquoi le risque de gel est-il surveillé de près ?
Le contexte actuel rend la végétation particulièrement vulnérable. Les conditions douces récentes ont favorisé un redémarrage précoce de la végétation.
Or, à ce stade de développement, les bourgeons et jeunes feuilles deviennent très sensibles au froid. Une gelée même modérée peut alors endommager les cultures et compromettre les récoltes, comme en 2021.