Les images satellite et nos modélisations atmosphériques montrent que la bande de poussières s’étend du sud-ouest vers le nord-est, avec des concentrations de particules fines sahariennes parfois supérieures à 200–300 µg/m³ localement en altitude, ce qui est notable. Cette advection est visible notamment sur les mesures du Copernicus Atmosphere Monitoring Service, qui suit en temps quasi réel la progression du nuage de sable.
Au sol, la qualité de l’air reste majoritairement dans des niveaux moyens à modérés, car la majeure partie des particules reste en suspension en altitude. Néanmoins, des impacts visuels sont nets : ciels voilés, teintes jaunâtres à l’aube et au crépuscule sur une large moitié du pays, ainsi que des dépôts sableux possibles après des pluies “boueuses” dans le sud et l’est.

Si ce type d’épisode saharien n’est pas exceptionnel pour la saison, son ampleur et sa persistance en font un événement météorologique digne d’être suivi, notamment pour les observateurs du ciel et les personnes sensibles aux variations de la qualité de l’air. Nos modèles indiquent une atténuation progressive du panache dans les jours à venir sous l’effet de modifications du vent en altitude.