Un indice UV encore faible malgré le grand soleil
En ce début mars, l’indice UV en France ne dépasse généralement pas 3 à 4 au moment où le soleil est le plus haut dans le ciel, vers 13 heures. Le matin, notamment vers 9 heures, l’astre est encore bas sur l’horizon : l’indice UV est alors proche de 0 à 1. Cette relative faiblesse s’explique par la hauteur solaire encore limitée et une traversée plus longue de l’atmosphère par les rayons ultraviolets. À titre de comparaison, autour du 21 juin, au solstice d’été, l’indice UV peut atteindre 8 au nord et jusqu’à 10 ou 11 dans le sud du pays, soit un rayonnement près de trois fois plus intense qu’actuellement.
Peut-on s’exposer au soleil en mars ?
Oui, il est possible de profiter du soleil en mars, mais avec discernement. Avec un indice UV de 3 ou 4, le risque de coup de soleil existe en cas d’exposition prolongée, notamment pour les peaux claires, les enfants ou en altitude où le rayonnement augmente d’environ 10 % tous les 1 000 mètres. Une protection solaire légère peut être utile si l’on reste longtemps en extérieur, surtout entre midi et 14 heures. Les lunettes de soleil restent recommandées, car la luminosité est forte même si l’intensité UV reste modérée.
Et si vous voyagez en Europe ?

La situation varie fortement selon la latitude. En Europe du Nord (Royaume-Uni, Allemagne, Scandinavie), les indices UV restent comparables à ceux observés en France, souvent faibles à modérés. En revanche, en Méditerranée, en Espagne, en Italie du Sud ou en Grèce, le soleil est déjà plus haut dans le ciel et l’indice UV peut atteindre 4 à 6 par beau temps. Aux Canaries ou à Chypre, il peut même dépasser ces valeurs. Dans ces régions, une protection solaire devient nettement plus importante, surtout lors d’activités prolongées en extérieur.
En résumé, le soleil de mars chauffe déjà, mais il ne présente pas encore la puissance estivale sous nos latitudes. Il convient néanmoins d’adapter sa protection selon la région où l’on se trouve, notamment vers le sud de l’Europe.