Une transition atmosphérique brutale à l’échelle synoptique
Février s’est caractérisé par un flux océanique dominant, associé à des anomalies de pression basses sur l’Atlantique nord et à des séquences pluvieuses fréquentes, notamment sur la façade ouest et le sud du pays. Malgré ce mauvais temps, la douceur a été exceptionnelle avec +3,5°C au-dessus des moyennes, en faisant le deuxième mois de février le plus doux après 1990. Depuis le 1er mars, début du printemps météorologique, la configuration a changé : la mise en place d’un flux de sud à sud-ouest a propulsé l’indicateur thermique national nettement au-dessus des normales, avec des excédents atteignant localement +10°C. Les maximales dépassent désormais fréquemment 15 à 18°C sur une large moitié du pays, ponctuellement 20°C dans le sud-ouest, soit des valeurs typiques d’une mi-avril.
Un régime désormais plus lumineux et propice à la convection
Ce basculement s’accompagne d’un ensoleillement en nette hausse et d’une atmosphère plus dynamique en basses couches. L’épisode pluvieux attendu au sud, suivi ce week-end de bourgeonnements instables, illustre une évolution typiquement printanière : l’augmentation de l’énergie disponible favorise les premiers développements convectifs diurnes. Les cumulus deviennent plus fréquents l’après-midi, parfois porteurs d’averses localisées. ce type de temps se poursuivra à priori jusqu'à la mi-mars.

Si l’ambiance générale confirme que la séquence hivernale est derrière nous à grande échelle, la saison reste transitoire : des descentes d’air plus frais, voire des gelées tardives, demeurent possibles jusqu’au début avril, sans remettre en cause la dynamique printanière engagée.