Un blocage atmosphérique qui canalise l’air arctique
La situation s’explique par un schéma de grande échelle : un blocage de hautes pressions vers le Groenland, associé à un vaste creux dépressionnaire sur l’est américain, favorise un flux de nord à nord-ouest qui entretient le froid.
Dans ce contexte, chaque perturbation qui circule sur le continent peut réactiver la neige, le verglas ou des rafales glaciales, et la répétition de ces âpulsionsâ froides finit par installer une vraie impression d’hiver sans fin.
Certains modèles météorologiques évoquent même un nouveau renforcement possible du froid avec des valeurs potentiellement remarquables sur le Nord-Est et le couloir Atlantique à l’approche du week-end des 7â8 février.
Est-ce que ça va durer ? La fenêtre de redoux se situe plutôt après la mi-février
D’après nos prévisions, les températures durablement sous les normales vont persister sur l’est du pays au moins jusqu’à la deuxième semaine de février, avant un possible changement de configuration ensuite.
C’est d’ailleurs le grand suspense du jour de la marmotte : à Punxsutawney, Phil rend son âverdictâ ce 2 février, mais les cartes météo, elles, penchent encore pour un froid tenace à court terme.
Bref, même si la tradition joue avec l’idée d’un printemps précoce, la prévision la plus solide, aujourd’hui, est celle d’un hiver qui joue les prolongations encore plusieurs jours, au moins jusqu’au cœur de février.