Avec un excédent de température proche de +1°C sur l'ensemble des 12 mois de l'année à l'échelle nationale, cette année se classe parmi les 4 plus chaudes depuis 1900. Sur les douze mois de l'année, 11 mois dépassent les normales de saison calculées sur la période 1991-2020. Seul le mois de septembre se démarque comme étant un mois légèrement plus frais que la normale. Juin est le mois qui présente l'excédent de températures le plus important avec +3,3 °C, ce qui le place au 2ème rang des mois de juin les plus chauds. Une vague de chaleur précoce est observée au cours de la seconde quinzaine du mois. Le 30 juin est la journée la plus chaude de l'année avec une température maximale moyenne en France de 36,2 °C, dépassant de 11°C la normale de saison. Il fait jusqu'à 41,9°C à Vinsorbes, dans la Drôme.
Après une première vague de chaleur du 19 juin au 4 juillet, une seconde vague de chaleur s'est installée du 8 au 18 août en étant très intense sur la moitié sud avec une alerte canicule durable. Les 35°C ont été franchis pendant plusieurs jours et les 40°C atteints dans plusieurs villes du sud-ouest et de l'arrière-pays méditerranéen. Les 40°C ont d'ailleurs été franchis sur plus de 20% de la France, une superficie remarquable seulement observée durant l'été 2022. Au final, notre été 2025 s'est hissé au 3ème rang des étés les plus chauds après 2003 et 2022. Les vagues de chaleur de cet été ont accentué la sécheresse des sols sur la partie sud du pays et les épisodes de vent fort dans le sud-est ont augmenté le risque d'incendies. Début août, ce sont plus de 11 000 hectares qui sont partis en fumée dans l'Aude dans le secteur de Ribaute.

D'autres périodes de douceur exceptionnelle ont concerné la première quinzaine de novembre et le mois de décembre. Les coups de froid ou périodes avec des températures déficitaires ont été moins nombreux et surtout moins intenses que les excédents de température. Sur l'ensemble de l'année, on a observé près de 2 jours sur 3 avec des températures au-dessus des normales de saison. Les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid.
Des précipitations proches de la normale
Avec un déficit pluviométrique de l'ordre de -4% en moyenne sur la France, les précipitations se sont peu écartées de la normale en 2025 après une année 2024 très arrosée. Le mois de janvier a été le mois le plus arrosé, avec un excédent pluviométrique de +55% en moyenne sur la France. Les pluies ont été abondantes en Bretagne avec des inondations historiques en Ille-et-Vilaine. La pluviométrie du printemps a été très contrastée. Dans les Hauts-de-France, ce printemps arrive en 3ème position des plus secs depuis 1959. Inversement, le printemps a été très arrosé en région PACA puisqu'il s'agit du 8ème printemps le plus arrosé depuis 1959. Juin a été le mois le plus sec à l'échelle de la France avec un déficit pluviométrique proche de -40%. En automne, septembre a été un mois bien arrosé (+17%) alors que les précipitations ont été déficitaires de -18% en octobre et novembre. Alors que les épisodes méditerranéens se sont faits rares en automne, des épisodes de fortes précipitations dans le sud-est se sont produits au mois de décembre, 1er mois de l'hiver météorologique, avec des cumuls de pluie importants sur le Languedoc-Roussillon, les Cévennes et l'est de la Corse. Des pluies bénéfiques pour le Roussillon et la Corse concernés par un déficit pluviométrique important les mois précédents.
Une année 2025 généreusement ensoleillée au nord
Contrairement à 2024, notre année 2025 a été bien ensoleillée au nord avec un excédent de 10 à 15% d'ensoleillement par rapport à la normale. Les anticyclones ont souvent dominé des Iles Britanniques à l'Europe Centrale apportant des conditions propices à un bon ensoleillement sur la partie nord du pays. Au sud, l'excédent d'ensoleillement est moins prononcé avec même un léger déficit sur le Languedoc avec -2% à Montpellier. Cela s'explique par des flux de sud à sud assez fréquents apportant des entrées maritimes sur la plaine languedocienne.
Cette année 2025 s'inscrit donc dans le contexte du réchauffement climatique, puisqu'elle se situe parmi les 4 années les plus chaudes depuis plus d'un siècle. A noter qu'à l'échelle mondiale, 2025 se situe en 3ème position des années les plus chaudes après 2024 et 2023. Côté précipitations, après une année 2024 très arrosée, les précipitations sont proches de la normale en 2025 et permettent de conserver un bilan hydrologique satisfaisant.