Depuis début décembre 2025, le nord de l’Eurasie subit un froid durable et parfois extrême. Après un recul actuel, nous surveillons un possible décalage de ces masses d’air glacial vers l’ouest de l’Europe autour du 25 janvier, pouvant concerner la France en fin du mois.

Un “Moscou–Paris” fin janvier : un scénario surveillé malgré de grandes incertitudes
À cette échéance, les modèles décrivent surtout une tendance de circulation. Le modèle ECMWF est, ce lundi, parmi les plus froids pour l’Europe de l’Ouest, tandis que d’autres scénarios convergent mais avec une intensité moindre : le signal froid existe, sans être tranché.
Pour que la France bascule dans le froid, il faut un blocage anticyclonique vers la Scandinavie ouvrant la voie à une advection continentale d’est à nord-est (type « Moscou–Paris »). Un affaiblissement du vortex polaire, parfois lié à un réchauffement stratosphérique, peut aussi favoriser ce genre de décrochage, ce qu'il faudra aussi surveiller. Tout dépendra aussi de l’emplacement du blocage : s’il se décale un peu, l’air froid glisse surtout vers l’Europe centrale ; s’il se place plus à l’ouest, les flux océaniques reprennent le dessus et freinent l’arrivée du froid en France.
Le refroidissement est donc un scénario crédible, mais la fiabilité est encore limitée à cette échéance.
Autre paramètre que nous surveillons aussi : un affaiblissement du vortex polaire (éventuellement favorisé par un réchauffement stratosphérique) pourrait augmenter ce risque de décrochages froids vers l’Europe. Bien que les incertitudes persistent à ces échéances, cette configuration pourrait marquer un tournant hivernal pour la France autour du 25 janvier.
En l’état des modèles, le signal d’un refroidissement continental en fin de mois est réel mais encore trop dispersé pour être acté : la survenue et l’intensité d’un éventuel épisode froid en France dépendront d’ajustements synoptiques fins (position du blocage scandinave et trajectoire du flux d’est) qui ne seront tranchés qu’à l’approche de l’échéance.