Alors que ce mois de novembre 2024 se poursuit dans la douceur, avec des anomalies thermiques en altitude parfois proches des +10°C, les gelées restent pour le moment inexistantes sur l'hexagone. Une tendance qui s'est souvent répétée sur ces dernières années, avec des gelées en même temps plus tardives l'automne et moins nombreuses.
Une douceur remarquable en automne ces dernières années, avec des premières gelées tardives
L'année dernière en 2023, les premières vraies gelées ont été très tardives, avec une première matinée de gel généralisé le 23 novembre. Si le risque de gel est en général limité aux abords des reliefs avant la mi-octobre, celui-ci s'étend et gagne les plaines du nord et de l'est en dernière décade d'octobre. Les premières gelées s'observent plutôt début novembre dans l'ouest (vers la fin du mois en allant vers les côtes et en décembre en Méditerranée).

Les gelées continueront d'être moins fréquentes à l'avenir ?
Si l'on suit la tendance générale, le nombre de jours de gel pourrait continuer de diminuer sur l'ensemble du territoire métropolitain. Dans le contexte du changement climatique, les projections climatiques montrent une baisse significative du nombre de jours de gel d'ici à la fin du XXIe siècle. D'après les dernières simulations du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat), plusieurs scénarios (RCP) sont évoqués concernant la baisse du nombre de gelées en France métropolitaine.
À l'horizon 2071-2100, la baisse serait de l'ordre de 21 jours en plaine par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario d'émissions modérées (RCP4.5) et de 33 jours selon le scénario de fortes émissions (RCP8.5).
Cependant, notons que cette diminution restera assez variable selon la région. En Bretagne, par exemple, région côtière peu gélive, la baisse serait de l'ordre de 11 jours en plaine par rapport à la période 1976-2005 selon le scénario d'émissions modérées (RCP4.5) et de 18 jours selon le scénario de fortes émissions (RCP8.5). En revanche, dans le sud-est, la baisse serait de l'ordre de 30 jours en plaine en comparaison à la période 1976-2005 selon le scénario d'émissions modérées (RCP4.5) et de 53 jours selon le scénario de fortes émissions (RCP8.5).
Malgré cette évolution, les gelées continueront de subsister malgré un risque devenant de plus en plus faible dans les années futures.