Crédit : Adobe Stock (image d'illustration)
Le contexte météorologique va changer en cours de semaine prochaine, avec la mise en place d'un système dépressionnaire sur notre pays. Cela aura pour conséquence de faire lentement baisser les températures, mettant un terme à la vague de chaleur actuelle qui règne sur l'est du pays, mais la transition orageuse pourrait être forte. Voici ce qu'il convient de surveiller dès à présent.
La configuration météorologique va évoluer dans le courant de la semaine prochaine. Une dépression venant du golfe de Gascogne devrait traverser la France vers l'est, mais cette évolution présente à ce jour une fiabilité très limitée concernant les zones les plus exposées aux orages et la violence de ceux-ci. La situation nécessite cependant d'être sous surveillance accrue, car, à cette époque de l'année, les transitions de masses d'air sont souvent brutales et peuvent s'accompagner de phénomènes violents, notamment au sud.
Une semaine sous haute surveillance
La semaine sera sous haute surveillance pour deux raisons principales : d'une part la fiabilité reste très limitée avec des modèles numériques très volatiles. D'autre part, à cette époque de l'année, les orages sont souvent très forts et très pluvieux, surtout lorsqu'ils touchent le sud-est en raison, notamment, de la chaleur de la mer Méditerranée qui accroit le potentiel pluvieux (l'air chaud contient en effet davantage d'humidité). Le mois de septembre est redouté pour ses premiers épisodes méditerranéens.
Une situation météorologique peu fiable
Le contexte de la semaine prochaine sera le suivant : de l'air océanique plus frais se dirigera vers la France. Au contact de la chaleur actuellement présente, des minimums dépressionnaires se creuseront sur la France et la péninsule ibérique. Mais, à ce jour, les modèles numériques ne prévoient pas les mêmes localisations géographiques pour ces fameuses "gouttes froides". En fonction de leur situation, cela peut entraîner des changements de temps brusques sur différentes régions, sans pouvoir préciser les zones qui seront davantage touchées.
Pour comprendre, voici deux cartes prévisionnelles à grande échelle pour mercredi prochain avec deux modèles différents (le modèle Météo Consult et le modèle canadien GEM). Chacun modélise bien la présence de l'anticyclone des Açores au large Atlantique. Mais sur la France, on observe que la présence des perturbations (nuages, pluies et orages) n'est pas prévue au même endroit. Le modèle de Météo Consult envisage une situation de bordure anticyclonique avec une perturbation située au sud, tandis que le modèle GEM prévoit des conditions plus dépressionnaires avec des orages sur tout le pays. Ces différences, peu perceptibles à grande échelle, feront cependant toute la différence régionalement sur notre pays la semaine prochaine. D'où la difficulté de la prévision, et notre surveillance accrue.
Une telle configuration météorologique est classique en septembre, en raison de l'avancée dans la saison et de la modification des centres d'action (anticyclones et dépressions). Cela explique pourquoi les modèles numériques ont tant de mal à anticiper l'évolution météo avec des changements quotidiens. Il faut donc garder à l'esprit que la semaine prochaine présente un contexte à risques météo sur notre pays, plutôt au sud, sans pour autant faire preuve d'une inquiétude excessive. Cela doit aussi vous inciter à consulter aussi souvent que possible nos mises à jour afin de ne pas se laisser surprendre par les intempéries, d'autant plus que la prévisibilité des orages reste délicate.