L'hiver a été anormalement doux (+2 °C), avec des pics de chaleur dès la fin janvier-début février dans le sud. La menace de dégâts liée au gel de printemps pèse désormais comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des agriculteurs en raison d’une végétation très en avance cette année.
La Chaîne Météo : Quel bilan tirez-vous de cet hiver doux et quels sont les impacts de cette douceur sur la végétation ?
Cyril Wuest : Il faut déjà remettre les choses dans leur contexte. Cet hiver météorologique 2023-2024 a été particulièrement doux, atteignant une anomalie thermique globale de +2 °C. C'est surtout le mois de février qui a été exceptionnel avec une anomalie qui a atteint +3,5 °C, ce qui le place en 2ᵉ position des plus doux depuis 1900 en France.
LCM : Le changement climatique augmente-t-il le risque de gel de printemps ?
CW : Le changement climatique a pour conséquence de contracter la saison hivernale (l’hiver dure moins longtemps) et de réduire l’intensité des hivers qui sont donc moins froids et moins longs. Ainsi, malgré la tendance au réchauffement, les risques de dégâts liés au gel augmentent sensiblement en raison de l’avancée de la végétation causée par ces conditions de plus en plus douces.