Un automne encore plus chaud que la normale
Notre modèle saisonnier reste assez cohérent avec la précédente mise à jour concernant les températures. Septembre, octobre et novembre devraient être globalement plus doux que la normale en France.
Ce scénario est conforté par les principaux modèles saisonniers, notamment ECMWF, CFS et la moyenne multimodèle européenne C3S. Le signal chaud est particulièrement robuste en début d’automne avant de s’atténuer progressivement. Pour les précipitations, la prévisibilité reste nettement moindre : les dernières tendances sont plus partagées et n’excluent plus des périodes humides dès septembre et octobre, en particulier dans le sud et près de la Méditerranée.
El Niño : un contexte mondial à surveiller
Le phénomène El Niño est désormais bien installé dans le Pacifique équatorial et devrait continuer à se renforcer au cours de l’automne. Son influence directe sur le temps en France reste néanmoins difficile à établir. L’évolution dépendra surtout de la position des hautes pressions sur l’Atlantique et l’Europe et du retour plus ou moins régulier des perturbations océaniques.

Que retenir de l'automne 2026 ?
L’automne 2026 devrait donc rester globalement plus chaud que la normale en France. Septembre présente toujours le signal thermique le plus robuste et pourrait connaître de véritables prolongations estivales, voire ponctuellement de fortes chaleurs. La douceur resterait ensuite dominante en octobre et novembre, mais avec des anomalies progressivement moins importantes.
Concernant les pluies, c’est là que les prévisions évoluent le plus. Le scénario d’un mois de septembre durablement sec apparaît désormais moins robuste. Des séquences anticycloniques restent probables, mais elles pourraient alterner avec des dégradations pluvio-orageuses, notamment dans le sud. Octobre pourrait poursuivre cette transition avant un retour plus régulier des perturbations atlantiques en novembre.
Ces pluies seront particulièrement attendues après la sécheresse exceptionnelle de cet été. Elles pourraient amorcer une amélioration progressive de la situation hydrologique sans nécessairement combler rapidement les importants déficits accumulés. Dans les régions méditerranéennes, il faudra également surveiller le risque de pluies intenses sur des sols très secs, favorisant le ruissellement et les inondations
NOTA : ce bulletin est actualisé chaque 10 et chaque 25 du mois.
* Ces prévisions à long terme reposent sur une analyse des anomalies vues par le modèle développé par METEO CONSULT. Il existe de nombreux autres modèles de prévisions saisonnières qui peuvent présenter des scénarios différents.