Depuis mardi, de nombreux records de chaleur ont été battus pour un mois d'avril en Espagne et au Maroc. Ce jeudi, c'est même un record national de chaleur qui est tombé en Espagne avec 38,8°C à Cordoue. Au Maroc, un nouveau record de chaleur a été battu à Marrakech avec 41,3°C ! Le pic de canicule se maintient ce vendredi, avant de baisser d'un cran ce week-end. D'une façon générale, la tendance chaude et surtout extrêmement sèche persistera encore toute la semaine prochaine au moins.
La canicule bat son plein sur le Maroc, l'Espagne et le sud du Portugal. Ce jeudi, un record national de chaleur pour un mois d'avril a été battu en Espagne avec 38,8°C. Si cette chaleur exceptionnelle pour la saison va régresser un peu à partir du week-end, cette situation est extrêmement problématique sur le front de la sécheresse et des conséquences qui en découleront : réduction des rendements des récoltes, flambée prévisible des prix et restrictions drastiques de l'usage de l'eau.
La sécheresse exceptionnelle va se maintenir malgré la baisse des températures
Bien que les températures soient amenées à baisser à partir du week-end et à rester plus raisonnables la semaine prochaine sur la péninsule ibérique et l'Afrique du Nord, le problème le plus crucial reste la sécheresse. En effet, cette canicule précoce fait suite à une saison hivernale pendant laquelle il est tombé moins de la moitié des pluies habituelles sur le centre-est de l'Espagne. Au Portugal, la situation est moins critique car l'hiver a été plus arrosé. Au Maghreb, des épisodes pluvieux et neigeux en montagne avaient permis de remplir partiellement les barrages en Algérie et au Maroc, alors que la Tunisie a connu, a son tour, un hiver extrêmement sec. Mais, pour l'Afrique du Nord, ces dernières semaines sèches et chaudes ont fait perdre le bénéfice de ces précipitations hivernales qui étaient, de toute façon, insuffisantes.
À ce jour, la situation est particulièrement critique. En Espagne, les sols sont aussi secs qu'au cœur de l'été, avec un indice d'humidité équivalente à celle du Sahara. Les lacs réservoirs ne sont remplis qu'à 25%, et il semblerait que près de 60% des récoltes soient déjà perdus. Face à ce constat, les conséquences économiques risquent d'être lourdes ces prochains mois pour le pays. Flambée des prix des fruits et légumes, hausse des prix des céréales, baisse prévisible de la fréquentation touristique cet été ? L'Espagne, mais aussi indirectement les pays européens, risquent d'être confrontés ces prochains mois à de vives préoccupations environnementales et économiques.