Si les températures moyennes de cette première quinzaine de mars sont proches des normales, cela masque de très fortes amplitudes parfois quotidiennes entre des coups de douceur et des journées bien fraîches. Conséquence de ces changements brutaux de masses d'air : le déclenchement d'orages avec de la grêle, comme en plein mois de mai ou de juin. Cette situation trouve en partie son explication dans les ondulations parfois extrêmes du jet stream.
Un jet stream qui ondule entre l'Amérique et l'Europe
Le jet stream, ou "courant jet", désigne les vents qui circulent autour de la planète d'ouest en est, en haute altitude, vers 7000 à 10 000 mètres. Véritable moteur du climat de l'hémisphère nord, il se forme par la différence entre les deux masses d'air principales qui s'opposent : l'air polaire et l'air subtropical. À noter qu'il existe également un "jet stream" polaire, uniquement en hiver, mais dont les conséquences sont moindres sous nos climats tempérés.

Ce mois de mars 2023 est désormais le plus foudroyé depuis le début des observations de Météorage en 1989. Cette variabilité climatique est possiblement renforcée par le réchauffement climatique, lequel influence le comportement du jet stream et accentue les remontées d'air chaud subtropical, de même la fonte des glaces de l'Arctique. À la lecture de ce qui s'était passé lors d'années, où les mois de mars avaient été très orageux, on peut en déduire que les mois à venir resteraient orageux et chauds, notamment pendant l'été.