Nos projections saisonnières permettent de dégager les grandes tendances pour l’été à venir, même si elles restent à interpréter avec prudence. Pour 2026, notre modèle s'accorde sur une anomalie thermique positive à l’échelle de l’Europe de l’Ouest. En revanche, le scénario pluviométrique apparaît beaucoup plus incertain, notamment pour la France.
La recharge des nappes phréatiques avait été excellente cet hiver (67% des nappes étant supérieures aux niveaux de saison, une situation globalement très favorable après les fortes pluies hivernales), garantissant des réserves en eau durables pour cet été. Cependant, l'arrêt des précipitations associé à des températures souvent élevées pour la saison conjuguées à un vent d'est fréquent aboutit à une sécheresse de surface. C'est désormais ce qu'il faudra surveiller car cette situation pourrait conduire à une dégradation de l'état des sols avec une sécheresse agricole.

Synthèse pour le printemps - début de l'été 2026 (mai-juin-juillet)
Notre modèle saisonnier converge vers un trimestre plus chaud que la normale en France, mais avec un signal plus nuancé sur les précipitations.
Mai resterait sec avec des températures supérieures aux moyennes. En juin, la chaleur se renforce progressivement, dans un contexte plus instable avec une activité orageuse en hausse. Cette tendance pourrait se prolonger en juillet, où la chaleur serait marquée mais régulièrement entrecoupée d’épisodes orageux.
La probabilité d’un été plus chaud que la normale est élevée, en lien avec une tendance récurrente à des dorsales anticycloniques sur le continent.
En revanche, la situation est très différente pour les précipitations. Le signal reste faible, hétérogène et peu fiable, sans consensus clair entre les modèles. Cette incertitude s’explique par la difficulté des modèles saisonniers à anticiper finement les régimes de pluie, notamment à l’échelle de la France où les épisodes orageux jouent un rôle déterminant.
En quoi ce printemps et le début d’été pourraient être différents de l’année dernière ?
Le printemps 2025 avait été dominé par une circulation océanique active, avec de fréquents passages perturbés et une ambiance souvent humide. Pour 2026, les tendances actuelles suggèrent un régime différent, davantage influencé par des conditions anticycloniques sur l’Europe. Cela favoriserait une chaleur plus précoce et plus durable. En revanche, le signal sur les précipitations reste incertain, avec un risque d’orages qui pourrait ponctuellement apporter de la pluie. Ainsi, la saison pourrait apparaître plus stable dans l’ensemble, mais sans basculer forcément vers un scénario sec généralisé.
Rappel : ces prévisions saisonnières ne décrivent pas la météo au jour le jour. Elles donnent une tendance probabiliste issue du modèle développé par METEO CONSULT, susceptible d’évoluer lors des prochaines mises à jour.
NOTA : ce bulletin est actualisé chaque 10 et chaque 25 du mois.
* Ces prévisions à long terme reposent sur une analyse des anomalies vues par le modèle développé par METEO CONSULT. Il existe de nombreux autres modèles de prévisions saisonnières qui peuvent présenter des scénarios différents.