Confirmation d'un changement radical de temps dès ce jeudi, avec le passage d'une première perturbation active balayant une large moitié nord de la France avec des pluies parfois soutenues et s'accompagnant d'un coup de vent assez classique pour la saison. C'est surtout la situation de vendredi qui est à surveiller de près avec le passage d'une dépression tempétueuse nommée Diego et la persistance de fortes précipitations pouvant engendrer d'importants cumuls sur les versants ouest des Vosges et des Alpes. La neige pourrait également s'inviter temporairement au nord de la Seine. Cette situation assez inhabituelle, comme de plus en plus depuis quelques années, peut surprendre...aussi préparez-vous en vous informant !

C'est surtout la journée de vendredi qui est sous surveillance, en raison d'une dépression tempétueuse qui se creusera sur le proche Atlantique et circulera sur un axe allant de la Bretagne au Grand Est. La trajectoire d'une telle dépression traversant la partie nord du pays est plutôt rare en avril. Elle engendrera un fort coup de vent à tempête sur les côtes atlantiques avec des rafales de 100 à 110 km/h. Dans les terres, les rafales atteindraient 90-100 km/h des Pays de la Loire et des Charentes au nord-est. Il n'est pas exclu que quelques records de vent puissent être battus du centre au nord-est parce qu'ils ne sont pas très élevés à cette période de l'année, de l'ordre de 100 à 105 km/h au maximum.
À noter que ce temps très agité et perturbé épargnerait l'extrême sud du pays avec la persistance d'un temps sec. Si les pluies attendues sur les deux tiers nord seront très bénéfiques, la région PACA qui est la plus touchée par la sécheresse, n'en bénéficiera pas. Ce retour de la pluie sur une large moitié nord sera donc de très bon augure car ces derniers mois, les régimes de temps liés aux flux d'ouest perturbés ont été rares, ce qui est inhabituel en période hivernale. Ce sont à l'inverse les anticyclones et les flux méridiens (sud à sud-est avec les fameuses remontées de sable) qui sont restés dominants. Cette anomalie explique le déficit de précipitations important observé depuis le début de l'année, avec une sécheresse inquiétante en région PACA.