Alors que le mois de juin présentait jusqu'à ce jour des températures globalement déficitaires sur notre pays après un mois de mai frais (anomalie de -1°C par rapport aux moyennes), la chaleur tarde à s'installer durablement malgré un bref coup de chaud en début du mois. La semaine prochaine s'annonce nettement plus chaude, avec un probable épisode caniculaire, mais sur une durée assez limitée. Ce contexte permet-il d'en tirer des conclusions concernant le risque de canicule pour cet été ?
Une série d'étés exceptionnels en France
Les beaux étés que la France connaît depuis 2015 ont été exceptionnels en raison de températures particulièrement élevées et d’une sécheresse durable. Dans ce contexte, les épisodes de fortes chaleurs se sont succédés, notamment l’année dernière : l’été 2018 s’inscrit ainsi en 2e position des étés les plus chauds depuis 1900 en France, après celui de 2003 marqué par la canicule meurtrière du mois d’août. Même si les étés sont majoritairement très chauds en France depuis la décennie 2000, les archives nous indiquent qu’ils évoluent selon des cycles.
Vagues de chaleur et canicules : des cycles de 3 à 4 ans
Les archives et les statistiques nous indiquent une augmentation du nombre d’étés très chauds en France métropolitaine depuis la décennie 2000, avec des cycles d’une durée de 3 à 4 ans. La dernière série d'étés très chauds remonte à la période 2002 à 2006, dont la canicule d’août 2003 fut le point culminant. Elle est restée à ce jour inégalée en termes de durée et d’intensité. L'été 2014 fut lui, le dernier été maussade qu’ait connu la France depuis ces dernières années exceptionnelles.
De 2015 à 2018, les vagues de chaleur et les canicules se sont donc répétées sur la France de juin à août, ce qui ne s’était plus vraiment reproduit depuis 2006. L’analyse de ces cycles laisserait à penser que l’été 2018 fut probablement le dernier de cette série récente, avant un retour possible à la normale cette année. Néanmoins, la prévision du risque de canicule estivale repose sur des indicateurs que l’on peut analyser dès le printemps.
