Sur l’ensemble des mois de juin, juillet et août, la France figure parmi les pays européens ayant connu les écarts aux normales les plus importants, avec environ +3,6°C par rapport à 1991-2020. L’Espagne, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et une partie de l’Italie ont également connu un été particulièrement chaud.
À l’inverse, les anomalies ont été beaucoup plus faibles en Scandinavie et sur une partie de l’Europe orientale, avec un déficit de -0,3°C pour la Finlande, la Norvège et la Suède qui ont subi un été pourri. Ce contraste explique pourquoi la moyenne européenne masque en partie le caractère exceptionnel de l’été vécu à l’ouest.

Pourquoi de telles différences ?
Cette situation s’explique principalement par la position récurrente du courant-jet. Ses ondulations ont régulièrement placé l’Europe occidentale sous des dorsales anticycloniques, favorisant des remontées d’air subtropical très chaud depuis l’Afrique du Nord et la péninsule Ibérique.
Dans le même temps, certaines régions du nord et de l’est de l’Europe se sont retrouvées plus fréquemment sous l’influence de dépressions et de descentes d’air plus frais. L’Europe a ainsi connu à plusieurs reprises un véritable contraste thermique d’ouest en est.
La sécheresse a amplifié la chaleur à l’ouestEn France et dans les régions voisines, la répétition des fortes chaleurs et le manque de pluie ont progressivement asséché les sols. Or, un sol très sec évacue moins d’énergie par évaporation : une plus grande partie du rayonnement solaire sert alors à réchauffer directement l’air.
C’est donc la combinaison de blocages anticycloniques répétés, de remontées subtropicales et de sols de plus en plus secs qui explique pourquoi l’Europe occidentale a constitué l’un des principaux points chauds de l’été 2026, alors que d’autres régions européennes ont connu un été nettement moins exceptionnel.