L’intensité atteinte ce vendredi place déjà cet épisode comme historique pour un mois de septembre, en terme d'intensité. À Durban-Corbières (Aude), le thermomètre a grimpé jusqu’à 40,8°C, établissant un nouveau record national mensuel de chaleur. L’ancien record, 40,2°C à Pissos dans les Landes, datait du 12 septembre 2022.
Le caractère exceptionnel ne repose pas sur une seule station. Plus de 200 records mensuels ont été battus ce vendredi, principalement en Occitanie et dans le sud-ouest. On a relevé notamment 39,8°C à Saint-Jean-de-Minervois et Saint-Paul-de-Fenouillet, 39,4°C à Banca, 39,3°C à Lézignan-Corbières et Lagrasse. Jeudi, Perpignan avait déjà établi un nouveau record mensuel avec 36,9°C, effaçant une référence datant de 1936.
Comment expliquer des températures supérieures à 40°C aussi tard dans l’année ?Cette chaleur exceptionnelle résulte de la combinaison d’un puissant anticyclone sur l’Europe occidentale et d’une remontée d’air subtropical depuis la péninsule Ibérique et la Méditerranée. Le flux de sud à sud-ouest concentre la masse d’air la plus chaude sur la moitié sud, tandis que l’ensoleillement et la sécheresse des sols favorisent une forte montée des températures en journée.
Le calendrier rend ces valeurs d’autant plus remarquables : nous sommes désormais en automne météorologique, avec des nuits qui s’allongent rapidement et un soleil déjà moins haut qu’au cœur de l’été. Atteindre 40°C nécessite donc une masse d’air particulièrement chaude et des conditions atmosphériques très favorables.
Jusqu’où les températures peuvent-elles encore monter ce week-end ?Après un samedi encore très chaud, mais temporairement moins extrême, un nouveau pic est attendu dimanche. Les 30 °C gagneront une grande partie du pays, tandis que 35 à 40°C sont envisagés du sud-ouest et du Languedoc à la vallée du Rhône, avec de nouvelles possibilités de records mensuels. Les très fortes chaleurs devraient ainsi persister jusqu’à dimanche, voire lundi dans le sud-est.

L’épisode restera nettement moins étendu que certaines grandes canicules de l’été 2026, mais son intensité à cette période de l’année est exceptionnelle. Les épisodes de chaleur en septembre ne sont pas nouveaux : 1949, 2020, 2022 ou 2023 avaient déjà connu des séquences remarquables. Mais le franchissement des 40°C et la multiplication des records illustrent aussi l’allongement progressif de la saison des fortes chaleurs sous l’effet du réchauffement climatique.