Un rail dépressionnaire puissant et durable
Sur le plan synoptique, la France va se retrouver sous l’influence directe d’un courant océanique très dynamique, s’étirant de Terre-Neuve jusqu’à l’Europe occidentale. Ce rail dépressionnaire, alimenté par un courant-jet exceptionnellement puissant, est lui-même dynamisé par la vague de froid majeure en cours aux États-Unis, qui renforce les contrastes thermiques à l’échelle de l’Atlantique Nord.
Résultat : une succession rapide de perturbations traversera le pays, apportant des pluies répétées, mais aussi un risque de vent fort, voire tempétueux, selon la trajectoire et l’intensité des dépressions. Ce caractère durable et répétitif constitue l’un des principaux facteurs d'alerte.

Des pluies abondantes sur des sols déjà saturés
Les cumuls de pluie les plus importants sont attendus sur la façade ouest et surtout la Bretagne, ainsi que sur les régions méditerranéennes, notamment le Languedoc et les Cévennes. Or, ces secteurs ont déjà été fortement arrosés ces derniers jours, avec des sols saturés et des cours d’eau réactifs.
La répétition des précipitations augmente nettement le risque de crues, parfois rapides, et d’inondations localisées, y compris pour des épisodes pluvieux qui, pris isolément, ne seraient pas exceptionnels. En Méditerranée, le contexte pourrait en outre favoriser des pluies durables, parfois soutenues, accentuant les ruissellements.
Une situation à surveiller dans la durée
Plus que l’intensité ponctuelle des pluies, c’est bien leur persistance qui inquiète. Dans ce type de configuration, les risques hydrologiques s’inscrivent dans le temps, avec une dégradation progressive de la situation au fil des perturbations successives.
La semaine prochaine nécessitera donc une surveillance étroite, tant pour le risque d’inondations que pour les possibles épisodes de vent fort associés à ce régime très dynamique.