Dans l’ensemble, le printemps devient plus calme et moins humide sur la France, avec un scénario météo assez proche des moyennes climatiques, c'est-à-dire sans écart notable.
Les scénarios saisonniers avaient bien cerné la configuration des centres d’action et la tendance douce pour la moyenne de l'hiver, mais les précipitations sont restées plus difficiles à prévoir. Des décalages du rail dépressionnaire ont suffi à rendre février nettement plus humide qu’anticipé, illustrant la faible prévisibilité des pluies à l’échelle mensuelle.
Contexte mondial : La Niña faiblit, El Niño en perspective
Les indicateurs océan-atmosphère dans le Pacifique tropical montrent que l’épisode La Niña s’affaiblit progressivement et que des conditions neutres à légèrement favorables à l’émergence d’un épisode El Niño sont probables d’ici l’été, selon les projections multi-modèles. Cette transition pourrait, à terme, influencer les circulations atmosphériques mondiales, affectant les prévisions de précipitations et de températures en différentes régions, y compris en Europe.
Détails par mois :
Mars : un mois un peu plus sec, souvent plus anticyclonique
Températures : le scénario le plus probable privilégie des valeurs proches à légèrement au-dessus des normales, avec encore des coups de fraîcheur. L'anomalie prévue est de +0,5°C, ce qui peut refléter une grande variabilité de températures, entre des coups de frais et des coups de douceur. À noter, le gel en mars, bien que normal, pourrait occasionner quelques dégâts à certains végétaux déjà en avance : une végétation sortie précocement de dormance devient plus vulnérable, et des températures négatives même modérées peuvent alors endommager bourgeons, fleurs et jeunes pousses.
Précipitations : pas de signal national fiable ; alternance de séquences perturbées et d’accalmies, donc disparités marquées d’une région à l’autre, avec une anomalie de -10% (faible fiabilité). Le déficit serait plus marqué au nord-est qu'au sud.
Contexte général : circulation mobile, avec un axe dépressionnaire circulant encore de l'Atlantique vers l'Espagne, mais en lente atténuation. Cela laissera place progressivement à un temps typique de fin d’hiver/début de printemps, capable de basculer rapidement entre flux doux d’ouest/sud-ouest et retours plus frais. Un épisode de froid sec est possible à la mi-mars. La neige se maintiendra durablement au-dessus de 1800 m.
Avril : un mois globalement de saison
Avril pourrait voir se succéder des périodes calmes et des perturbations atlantiques, maintenant un régime variable.
Températures : signal proche des normales ou légèrement positif selon les régions. En revanche, des nuits froides, parfois gélives, restent possibles lors des périodes calmes. Les températures resteraient proches des normales, ce qui reflète une grande volatilité et des amplitudes thermiques marquées.
Précipitations : tendance proche des normales à l’échelle nationale, légèrement déficitaire, avec des contrastes possibles, plus sec au nord lors des phases anticycloniques, et un peu plus humide vers le sud dans les scénarios où les dépressions circulent bas en latitude. Une situation de marais barométrique avec les premières ondées orageuses semble possible. L'anomalie serait de -10% avec une fiabilité limitée.
Contexte général : la France se situerait souvent à la frontière entre des dépressions circulant sur le sud de l’Europe et la Méditerranée, et des hautes pressions plus présentes vers l’est du continent.
Mai : un mois variable, sans anomalie particulière
Mai pourrait s’inscrire dans une poursuite de conditions changeantes, sans domination nette d’un régime anticyclonique ou perturbé.
Températures : tendance à des valeurs proches des moyennes, autour de +0,5°C en moyenne (écart non significatif). Des nuits fraîches, voire gélives localement, restent encore possibles en cas de ciel clair par petit flux anticyclonique de nord, malgré une douceur de saison en journée en prévision. La fiabilité est limitée mais le risque de gel tardif semble présent ce printemps.
Précipitations : signal plutôt déficitaire, même si la fiabilité demeure limitée et n’exclut pas des séquences d’averses printanières parfois orageuses. Le déficit envisagé serait de -10% environ, mais avec une très forte dispersion (aucun scénario privilégié).
Contexte général : l’anticyclone atlantique pourrait générer des flux de nord propices à des nuits fraîches et à une diminution des précipitations. De l'instabilité sur l'est de la France est possible en liaison avec des dépressions sur l'Europe centrale (tendance orageuse).

Synthèse pour le printemps 2026 (mars-avril-mai)
Dans l’ensemble, le printemps 2026 s’oriente vers un temps assez doux mais sans excès thermique notable, avec des températures souvent proches des normales et une pluviométrie proche des moyennes saisonnières. Les incertitudes restent toutefois importantes, notamment sur la répartition des pluies et l’intensité des périodes chaudes ou fraîches.
NOTA : Un trimestre proche des normales peut parfaitement contenir :
- des épisodes doux marqués
- des périodes fraîches
- des séquences pluvieuses intenses (orages)
- des périodes sèches
La moyenne masque la variabilité. On parle d’un signal statistique faible, pas d’une absence d’événements.
Rappel : ces prévisions saisonnières ne décrivent pas la météo au jour le jour. Elles donnent une tendance probabiliste issue du modèle développé par METEO CONSULT, susceptible d’évoluer lors des prochaines mises à jour.
NOTA : ce bulletin est actualisé chaque 10 et chaque 25 du mois.
* Ces prévisions à long terme reposent sur une analyse des anomalies vues par le modèle développé par METEO CONSULT. Il existe de nombreux autres modèles de prévisions saisonnières qui peuvent présenter des scénarios différents.